La biographie de Théophile Gautier

Théophile Gautier, est un poète, romancier, peintre et critique d’art français. Issu d’une famille de petite bourgeoisie, il est né le 30 août 1811 à Tarbes. Sa famille déménage ensuite à Paris.

En 1820, Gautier passe brièvement par le lycée Louis-le-Grand, avant d’en être retiré par ses parents, car il n’a pas pu supporter l’internat. Il rejoint alors le collège Charlemagne, où il rencontre Nerval avec lequel il nouera plus tard des liens très forts d’amitié. Cette amitié sera si étroite qu’ils deviendront intellectuellement comme deux frères jumeaux.

Théophile se destinait initialement à une carrière de peintre, mais le 27 juin 1829, il fit une rencontre décisive, celle de Victor Hugo, qui lui donna aussitôt le goût de la littérature (c’est Nerval qui le présenta à Victor Hugo). L’année suivante, fidèle à Hugo, il participa à la bataille d’Hernani, vêtu d’un gilet rouge qui restera célèbre.

Vers la fin de l’année 1830, Gautier commença à participer aux rencontres du « petit cénacle », petite communauté qui se composait d’étudiants en beaux-arts, épris de littérature nouvelle. Le « Petit Cénacle » rend hommage, par son nom, au Cénacle de Victor Hugo.

C’est le 4 mai 1831 que le Cabinet de lecture publia « la cafetière », son premier conte fantastique.

En 1833, le poète écrit « Les Jeunes-France ». L’œuvre revient sur la vie des artistes qui composent le Cénacle.

En 1836, Gautier édita son premier article dans « La Presse », le nouveau journal d’Émile de Girardin. Sa collaboration à « La Presse » se poursuivra jusqu’en 1855 ; il y publiera environ deux cents articles comprenant critique d’art, critique littéraire, récits de voyage, œuvres narratives. À partir de 1855 il se consacra au « Moniteur universel » jusqu’en 1868.

Gautier écrivit quelque mille deux cents articles, tout en se plaignant du joug quotidien de la presse qui était son seul véritable gagne-pain mais qui était aussi un obstacle matériel à la réalisation d’une œuvre littéraire.

Théophile Gautier fréquente le salon littéraire de la princesse Mathilde, dont il est fait bibliothécaire. Il croise alors Sainte-Beuve ou encore Prosper Mérimée, les frères Goncourt, mais aussi des scientifiques comme Pasteur et Claude Bernard…

Baudelaire se déclare comme son disciple et lui dédie ses « Fleurs du mal ».

Gautier a une liaison avec Eugénie Fort. Ils auront un fils ensemble : Charles-Marie Théophile né le 29 novembre 1836. Gautier se refusant à épouser Eugénie est provoqué en duel par le frère de sa maîtresse, duel finalement évité sous la condition de la reconnaissance de l’enfant, ce que fait Gautier le 7 décembre.

Dans les décennies suivantes, Gautier voyage énormément : en Espagne (1840), en Algérie (1845), en Italie (1850), en Grèce et en Turquie (1852), en Russie (1858), en Egypte (1869)… À chaque fois, il publie des textes au retour.

En 1857, il s’installe avec sa compagne Ernesta Grisi (la sœur de Carlotta) et ses filles Judith et Estelle à Neuilly-sur-Seine. Il y reçoit Baudelaire, Dumas, Flaubert…

En 1862, Gautier est élu président de la Société nationale des Beaux-arts. Mais cela provoque bien des jalousies, et il échoue trois fois à son entrée à l’Académie française.

À sa mort, survenue le 23 octobre 1872, Victor Hugo et Mallarmé témoignèrent simultanément de l’importance de cet écrivain par deux poèmes qui furent réunis sous le titre de Tombeau de Théophile Gautier (1873).

Gautier se déclara toujours fidèle aux choix esthétiques qu’il avait faits en 1830 : sa théorie de « l’art pour l’art ». L’art doit demeurer indépendant de la morale et de la politique. Pourtant, même si son œuvre évolua vers une esthétique formaliste, il resta, en son âme, romantique jusqu’à la fin.

Théophile Gautier a écrit :

-Huit romans comme « Mademoiselle de Maupin » et « Le Roman de la momie ».

-Une trentaine de contes et nouvelles, pour la plupart de nature fantastique comme « Le Chevalier double » et « La Toison d’or ».

-Des biographies de compositeurs comme « Mozart » et « Chopin ».

-Des poésies comme « La Comédie de la mort » et « Émaux et camées ».

-Des ballets et du théâtre comme « Une larme du diable » et « Paquerette ».

-Des récits de voyages comme « Constantinople » et « Voyage en Russie ».

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